Tweet me! futurisme_boccioni.jpgFort de sa stratégie de relecture des grands mouvements de l’histoire de l’art du XXe siècle, le Centre Pompidou invite ici à réévaluer la place et le statut du Futurisme, source fondamentale de la modernité, et rend compte de son impact sur l’avant-garde française, le Cubisme, invitant à une nouvelle analyse des relations entre ces deux mouvements à travers plus de 200 œuvres et documents.

futurisme_boccioni.jpgEn revenant sur l’aventure du Futurisme, le Centre Pompidou répond à son ambition première : révéler comment le regard des créateurs nourrit la pensée, l’action, la perception propres.

Résolument optimiste quant à l’avenir, le Futurisme a inventé un nouveau rapport de l’homme au monde moderne, une foi inconditionnelle dans le futur.

Le parcours reconstitue l’exposition historique de février 1912, les peintres italiens de la Galerie Bernheim-Jeune & Cie, en rassemblant trente des trente quatre tableaux qui y étaient alors présentés.

On retrouve les thèmes iconographiques propres au Futurisme (la ville moderne et son éclairage électrique, la danse, le mouvement des foules, les émeutes, les manifestations, etc.). Un ensemble de tableaux et de dessins de Félix Del Marle (auteur, en 1913, du manifeste Le Futurisme à Montmartre) rappelle l’œuvre du seul authentique futuriste français.

L’objectif est de rendre compte des relations et échanges entre Cubisme et Futurisme. La salle consacrée au cubisme (Braque, Delaunay, Gleizes, léger, Metzinger, Picasso) met en relief ce qui oppose les deux mouvements dans leur spécificité iconographique.

futurisme_picasso.jpgL’influence européenne de ce dialogue « cubofuturiste » est représentée à travers les œuvres des peintres de la section d’or (Duchamp-villon, Gleizes, Kupka, Metzinger, Picabia, Duchamp), des peintres cubofuturistes russes (Exter, Gontcharova, Klioune, Larionov, Malévitch, Popova, Rozanova), les vorticistes anglais (Bomberg, Epstein, Gaudrier-Bzreska, Percy Lewis, Nevinson), les œuvres orphistes des Delaunay, Léger et des synchromistes Macdonald-Wright et Russell.

Enfin, une section intitulée « la Techno, écho futuriste ? » présente une installation visuelle et sonore commandée à Jeff Mills, pionnier de cette musique, et viendra souligner le rythme, l’énergie traqués par les futuristes dans chacune de leurs œuvres.

Cette exposition est présentée à l’occasion du centenaire de la publication du Manifeste du Futurisme de Filippo Tommaso Marinetti à la une du Figaro, le 20 février 1909.

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